Ça commence par un "chat" :
| - Je n'y comprends rien, je récupère des images
grâce à DVD extractor (ou YADE), et après les avoir
converties en QuickTime comme on m'a dit, c'est tout
déformé...
Et quand je lis les articles, un coup on dit que le format à
appliquer pour respecter le format TV (donc à priori des images
à diffuser sur une télé normale) doit être
en 768*576, mais que le format DV natif est en 720*576, mais que si je
fais un CD Vidéo c'est en 352*288, mais en Super VCD en 480*576,
mais des fois c'est 704*576...
- Y'a pas 320 lignes sur la TV ????? - Ben non, en vrai 625... dont 575 utiles, même pas 576... - Mais c'est le souk !!! Qui c'est qu'a raison ? |
Bon, on va faire un petit tour du propriétaire, pour essayer d'y voir plus clair...
Au commencement..., il y avait une boîte presque carrée, pondue (dans la douleur forcément, une boîte presque carrée...) qui servait à montrer des images à leur riche propriétaire.
Cette boîte contenait, en plus de son écran, plein de trucs qui n'intéressaient que les ingénieurs qui l'avaient mise au point, avec le concours de psycho-savants de la perception.
Les psycho-savants de la perception dirent que pour qu'une image paraisse vraisemblable, il fallait que l’œil ne soit pas capable de déceler plus que le plus petit détail de l'image, et qu'elle change suffisamment souvent pour donner l'illusion du mouvement.
Après avoir mûrement réfléchi et essayé, confrontés à des problèmes techniques d'époque, les ingénieurs définirent quelques règles que je vais essayer de vous résumer, car c'est de là que tout est parti...
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- Bon, ça paraît logique jusque-là, où veux-tu en venir ?
- Ben, au nombre de lignes…Et d’images par seconde… - Quel rapport avec les pixels carrés ou pas carrés ? - Attends ! si ne tu comprends pas comment on fabrique une image télé, tu auras du mal à comprendre pourquoi on fait ceci ou cela… |
Alors un peu d’histoire qui vous aidera peut-être à comprendre certains « réglages » abscons.
À l’époque, la seule référence que l’on avait, c’était le film. On projetait, à travers un objectif, 24 images par seconde qui s’affichait d’un seul bloc, bien à plat sur l’écran. On l’a encore appelé mode « encadrement ». Comment réussir à en faire autant avec un tube cathodique ? Evidemment, il n’était pas question de projection globale puisque ce que tout ce qu’on savait faire, c’était juste un point lumineux dont on pouvait faire varier l’intensité et que l’on pouvait positionner où l’on voulait sur l’écran.
La fréquence du réseau EDF étant de 50 Hz, pour n’avoir pas trop d’interférences (phénomènes de battement), on décida de projeter les images à la fréquence de 25 par seconde (la moitié…). Idem aux Etats-Unis, le secteur étant à 60 Hz, ils ont fait du 30 images par seconde.
Ils décidèrent aussi de ne pas « dessiner » l’image point par point, mais ligne après ligne, de gauche à droite et de haut en bas, comme avec un crayon sur lequel on appuierait plus ou moins fort, ce qui donnerait un dessin au trait, qui, vu de loin, ferait une image vraisemblable. C’est l’« encadrement progressif».
Le problème, c’est que les lignes du haut s’effacent trop vite et ne sont plus là quand on trace les lignes du bas… Ça donne un effet de scintillement particulièrement désagréable, sauf à utiliser un écran très rémanent, mais là, c’est la rémanence qui devient désagréable…
La solution : balayer l’écran 2 fois plus vite. Mais nouveau problème engendré : la bande passante nécessaire pour faire cette opération est doublée, et ça, c’est inacceptable.
Solution, on va donc balayer en 2 fois, mais en divisant par 2 le nombre de lignes, et en les décalant de telle sorte qu’elles ne se chevauchent pas, mais se complémentent.
<- image originale (réduite)
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donc au final :
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Ce qui permet de garder la même définition
verticale (le même nombre de lignes), avec en prime une meilleure
fluidité des mouvements dans l’image quand elle a
été, à l'origine, prise avec une caméra vidéo.
On défini donc l’image en 2 champs, encore appelés trames (field en anglais, à ne pas confondre avec frame, ce dernier terme désignant l’image complète). <- C’est ça qu’on appelle le mode entrelacé (CQFD). L’astuce utilisée pour que, lors de l’affichage, les lignes s’imbriquent bien, et techniquement facilement, est d’avoir 2 trames différentes, une finissant par une 1/2 ligne, et la suivante commençant par une 1/2 ligne. Ce qui oblige à avoir un nombre impair de lignes, d’où les 525 ou 625 du NTSC ou du PAL (idem SECAM) |
En théorie, ça marche, en pratique on ne savait
pas déplacer si facilement le « spot » sur
l’écran, il fallait (il faut toujours d’ailleurs) un
peu de temps pour asservir l’électronique embarquée
dans la boîte cubique.
D’où une réserve de lignes inutiles en apparence,
en l’occurrence 50 pour le PAL et 46 pour le NTSC, ce qui
explique le décalage entre les formats d’affichage et les
normes TV.
En effet, en PAL la norme s’appelle 625/50:2 ( 525/59,94:2 en NTSC ) alors que le format vrai est de 575 lignes ( 479 en NTSC ). Les traitements numériques (arrivés par la suite) ne voulant pas s’embarrasser de 1/2 lignes, l’image est complétée de deux 1/2 lignes, d’où le 576 PAL ou 480 NTSC (et re… CQFD)
Et pendant qu’on y est, puisque les psycho-savants se sont mis d’accord sur 576 lignes utiles, yapuka faire une règle de trois pour trouver la relation entre le nombre de lignes et son équivalent colonnes, autrement dit , le nombre de points par lignes : 576 * 4 / 3 = 768
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- Tiens donc, 768, j’ai déjà vu ça quelque part… Et ce 4/3, ça sort d’où ?
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Là c’est très bête, c’est le rapport
largeur sur hauteur qui a été choisi pour l’image
télé, sur des critères entre autres liés
aux spécifications des laboratoires de Thomas Edison du film
35mm encore utilisé de nos jours. Pour plus de précisions
je vous invite à lire un historique fort bien documenté
là.
De surcroît, quand on sait que la surface sensible des tubes de
caméra servant aux prises de vues était ronde,
l’idéal pour l’exploiter au mieux aurait
été une image carré, donc ces proportions se sont
révélées somme toute acceptables.
Bref, une image TV normale peut donc être décrite comme une « matrice » de 768 x 576 points.
Ça y est, on y est ! ! !
Chaque point, que l’on va appeler pixel, est donc un petit carré de l’image, faisant partie de cette mosaïque qu’est notre image. On les appelle des pixels carrés, car ils représentent bien un élément de rapport 1/1 (donc un carré) dans l’image.
Maintenant, si je veux éditer des images sur un écran d'ordinateur sous PhotoShop ou un autre logiciel de dessin, au format TV et avec la qualité maxi, je connais le format :-)
à suivre... car il va falloir régler le compte des autres formats...
La suite ! La suite ! La suite !...