On entend de plus en plus parler de la disparition programmée du format DV au profit du MPEG2; les camescopes numériques au format DV (sur cassettes mini-DV) laissant progressivement leur place à des appareils enregistrant directement au format MPEG2 du DVD-Video. Les plus "moches" (et les plus encombrants) faisant cela carrément sur des DVD±R/RW ! L'idéal serait peut-être dans ce cas d'y intégrer des mémoires comme celles de nos APN ? Une SD Card de 2 Go (coût actuel : 25 €) permet quand même déjà de stocker une heure de video en MPEG2. Avec quelques cartes en poche, on serait tranquilles ! Il reste aussi des solutions telles que les petits disques durs, et toutes sortes de mémoires comme celles utilisées dans les iPod nano, par exemple...
D'ailleurs, on trouve maintenant un certain nombre de camescopes à disque dur; nous en reparlerons bientôt...
D'un autre côté, les enregistreurs de salon à base de bandes VHS ont déjà presque complètement disparu, au profit là aussi d'enregistreurs DVD-Video sur disque dur ou DVD±R/RW.
Quoiqu'il en soit, notre problème aujourd'hui est celui du montage. En effet, le DV permet un montage précis, contrairement au MPEG2. On fait cela depuis longtemps, en fait depuis que iMovie nous est offert gracieusement lors de l'achat de notre Mac.
Dans un fichier MPEG2 / DVD-Video, l'encodage est une suite de GOPs. Un GOP (Group Of Pictures = groupe d'images) contient une image entièrement encodée et d'autres qui ne le sont que partiellement. C'est le lecteur DVD qui reconstituera toutes les images intermédiaires au fur et à mesure de la lecture du disque.
Dans un fichier DV, toutes les images sont encodées; il est ainsi possible d'éditer un fichier à l'image près et donc d'y appliquer facilement des effets, transitions, etc... qui nécessitent un recalcul image par image.
Evidemment, tout ceci a un prix : le DV pèse dans les 12 Go de l'heure, alors que le MPEG2 "standard" ne fait que 2 Go pour une heure de film.
On l'aura bien compris, le MPEG2 offre de nombreux atouts (poids moindre des fichiers et compatibilité directe avec le DVD-Video) au prix d'une moindre facilité pour le montage. Pourtant, tout n'est pas noir puisque des fichiers déjà encodés nous débarrassent de cette corvée fastidieuse (pour qui n'a pas une "grosse" config') qui est celle de l'encodage video...
Donc, le MPEG2 c'est bien ! Il nous reste à trouver des solutions pour faire du montage précis. C'est le but de cet article.
Montage facile... et rapide !
Inutile donc de décoder tout le fichier MPEG2 pour le réencoder par la suite; son édition est possible grâce à MPEG Streamclip, au GOP près.
Par contre, pour faire des transitions, titrages, etc... il faudra faire de l'édition en DV à l'image près; et pour cela, on utilisera iMovie.
Pour l'authoring DVD, nous utiliserons MovieGate qui est capable de monter un DVD à partir de sources différentes; de plus chaque clip sera directement accessible puisque disposant alors de son propre marqueur de chapitre.
Nous allons donc combiner le meilleur de chaque format, en extrayant tels quels les clips qui n'ont pas besoin d'être retravaillés, et si besoin est, encoder en DV ceux qui nécessitent un montage plus fin.
iMovie est livré avec votre Mac, MPEG Streamclip est gratuit, et MovieGate vaut 20 €.
Pour lire un fichier MPEG2, il faut également disposer du module de lecture approprié, vendu par Apple (20 €).
![]()
![]()
La procédure
1) Numérisation des données
Dans un premier temps, toutes nos sources video analogiques (télé, cassettes VHS, camescope analogique) vont être numérisées en MPEG2 compatible DVD; il existe plusieurs moyens et boîtiers divers, mais nous aborferons ici le cas de l'enregistreur graveur DVD de salon.
L'avantage de cette méthode, c'est qu'elle marche à tous les coups (même si la VHS "saute", l'enregistrement ne s'arrête pas...), et qu'une fois que vous aurez numérisé toutes vos vieilles cassettes, l'appareil continuera à vous servir dans le salon pour enregistrer vos émissions de télé favorites. D'où la question de savoir quel matériel choisir au départ : avec ou sans disque dur intégré ?
On en trouve aux environs de 100 € (sans disque dur), et il suffit d'y brancher une entrée analogique (Péritel ou RCA) pour obtenir en temps réel un DVD. Evidemment, on utilisera alors des supports réinscriptibles DVD±RW, réutilisables un "certain" nombre de fois.
Je dois vous avouer que j'en ai un de chaque, et que le modèle avec un DD de 250 Go (Peekton PK9910 HDD) est extrêmement pratique, sans être ruineux... (Carrefour, 199 € en promo) :
Il est même possible d'enregistrer à partir d'un camescope numérique, puisque ces appareils disposent en façade d'une entrée DV. Là aussi, un gain de temps appréciable, puisque dans le même temps où iMovie ne fait que capturer le DV, le graveur de salon produit de son côté un DVD... On notera aussi ici des entrées analogiques et USB.
Nous parlerons plus tard d'une solution elle aussi très intéressante (Miglia TVMax+), mais 100% Mac, alors que celle-ci ne l'utilise pas pour encoder, le laissant alors libre pour d'autres tâches. C'est là aussi un choix, ça fera l'objet d'un autre article...2) Transfert des données vers le Mac
On commence par recopier les données du DVD sur le disque dur du Mac; là, ça n'est pas trop compliqué, une copie via le Finder suffira puisque le disque n'est pas "protégé"... On récupère donc le dossier VIDEO_TS, qui contient les fichiers .VOB constitutifs de notre video :




C'est cette sélection qu'il nous est possible de supprimer (pomme-X) ou d'exporter dans un format de notre choix. S'agissant d'un fichier déjà encodé en MPEG2, il est préférable d'en démultiplexer les deux flux audio et video, et nous en profiterons même pour extraire la video au format AIFF. Ce qui nous permettra par la suite, dans MovieGate, d'encoder ce flux audio en AC3, en en normalisant le niveau :







| Assemblage et authoring du DVD |





| En conclusion |