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Avec des
dessins on obtiendra le dessin animé traditionnel bien connu.
Avec des objets, on pourra animer toute sorte d'objets divers
habituellement statiques, de manière à produire
une scène.
Avec
des prises de vue à intervalle régulier, on
obtiendra des accélérés
saisissants, très spectaculaires sur des scènes
généralement à
déplacement très lent, telles la course du soleil
et des ombres, le
déplacement des nuages, ou la pousse d'une plante... En
dehors de ces
applications ludiques, cette technique est également
utilisée en
video-surveillance... |
Pour ce faire nous
allons utiliser
iStopMotion,
dont la
dernière version est disponible en français
(1.10.1 à ce jour). Le principe utilisé est ici
de
pouvoir capturer une image tout en affichant simultanément
la ou les dernière(s) image(s) prise(s) en superposition.
Grâce à cela, c'est l’outil parfait pour
démarrer dans le film d’animation. On trouvera sur
le site de l’éditeur de très nombreux
exemples de réalisations.
Il ne faut par contre pas oublier que
iStopMotion
se cantonnera
à la saisie d'un clip image par image. Ce n'est pas une
application de montage, et le recours à des applications
telles que
iMovie
sera nécessaire pour terminer le film :
monter les séquences, ajouter des effets, des titres et des
transitions, établir la bande son, etc...
Heureusement,
iStopMotion
permet l'exportation de notre montage au
format DV, format natif de iMovie, et il n'y aura donc pas de
problème de ce côté-là.
Installation
simple
iStopMotion
est disponible en version Demo, gratuite et utilisable 8
jours, tout à fait suffisante pour la tester. Puis, si cela
vous convient, vous pourrez acquérir la version DV
à 40$, voire même le plug-in Still camera
à 20$ qui permet de récupérer
directement les images d'un appareil photo numérique, si
vous ne disposez pas d'un camescope numérique DV ou d'une
webcam compatible, comme une iSight par exemple.
Une version "pro" HD est également disponible (349$) mais
hors-sujet, en ce qui nous concerne, on n'en est pas encore
à ce niveau !
Après avoir demandé votre démo
auprès de l'éditeur, il vous suffira de glisser
l'application dans votre dossier... Applications, et de lancer celle-ci.
Attention, si comme moi vous disposez d'un Mac avec iSight
intégrée (ou de plusieurs sources disponibles),
il vous sera indispensable de d'abord indiquer laquelle utiliser, via
le menu "Film/Réglages Video..." :
Ou utiliser le menu
déroulant
Pré-réglages
de la fenêtre d'accueil
(Créer un nouveau film) pour sélectionner le bon
périphérique :
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La course du soleil ou des nuages |
Pour débuter,
la technique très simple de prises
de vue à intervalle régulier va nous permettre de
nous familiariser avec l'environnement de iStopMotion. Nous allons tout
bêtement filmer le jardin et le déplacement des
ombres sur celui-ci.
Le camescope est calé sur un pied, relié au Mac
par son câble Firewire 6/4; il a été
allumé (position Camera) et je lui ai enlevé sa
cassette. Ainsi, d'une part, il ne s'éteindra pas et d'autre
part il sera reconnu automatiquement dès le lancement de
l'application, à sa résolution maximale possible.
La création d'un nouveau projet propose également
de définir le nombre d’images par seconde (j'ai
indiqué 25), et le début du timecode. Utile
surtout dans le cas d'un montage ultérieur de plusieurs
clips, on peut le laisser ici à sa valeur par
défaut.
On valide. La fenêtre unique affiche alors ce que filme la
source :
En bas de celle-ci se trouve la time-line et sur le
côté un tiroir escamotable donne accès
aux différents réglages. Le seul qui nous
intéresse pour l'instant est celui de l'intervalle de temps :
Réglable en secondes, minutes ou heures. Ici, une image
toutes les 45 secondes nous donnera au final 1 seconde de film pour 18
mn 45 sec de temps réel. De quoi
accélérer le temps !
Un appui sur
Démarrer
commence la capture, et sur
Arrê"...
la stoppe. Un compteur indique le temps restant
pour la prochaine capture, et celle-ci s'accompagne d'un signal sonore
(réglable dans les Préférences).
Superbe
time-line...
Les secondes de la time-line sont divisées
proportionnellement au nombre d'images qui ont
été précisées lors de la
création (25). Chaque image capturée figure sur
la time-line, et celle-ci dispose d'un effet d'agrandissement, un peu
comme le Dock.
Il suffit de promener la souris le long des images pour que celles-ci
deviennent visibles et sélectionnables.
Il est possible à tout moment, sans interrompre la capture,
de faire un rendu et une lecture du travail déjà
accompli; il suffit pour cela de cliquer sur le bouton
Lecture
de la
ligne de commande :
Ceci déclenche l'assemblage des images (Working), puis la
lecture du clip.
Sur la time-line (ci-dessus), on voit bien la différence
entre les
images déjà assemblées (en blanc,
jusqu'à l'image 14), puis celles qui ne le sont pas encore
(fond rosé) et enfin la dernière (fond bleu,
trait jaune) qui est l'image en cours de traitement.
On peut sélectionner une image individuellement ou faire une
sélection multiple; un premier clic sur l'image de
départ (elle apparaît sur fond bleu), puis un
second clic avec la touche Shift appuyée. On affiche alors
le menu local (avec ctrl-clic ou clic droit), et cet ensemble d'images
peut alors être coupé, copié,
collé, remplacé (par une nouvelle capture),
supprimé ou exporté en tant que film ou images.
Il est également possible, s'agissant d'une image seule, de
l'éditer dans une application associée
définie dans
Préférences/Assistants.
En ce qui me concerne, j'ai associé
Photoshop
Elements, et
ça me permet de choisir une image à corriger, de
l'ouvrir directement dans PS Elements, puis de la remplacer dans la
time-line.
Le tiroir
latéral
En bas à droite de la prévisualisation, se trouve
un bouton double permettant soit de sélectionner la source
de capture, soit d'ouvrir/fermer le tiroir latéral;
celui-ci, outre le réglage d'intervalle de temps, contient
également :
Une
prévisualisation
video, qui s'appuie sur deux images;
à gauche, celle de la time-line, à droite celle
du périphérique de saisie, le curseur servant
à mélanger les deux sources. C'est
très important de bien en comprendre le fonctionnement. Par
exemple, lors d'une saisie, la fenêtre affichera la
dernière image capturée, ainsi que l'image de la
caméra superposées. Pour un travail sur la
time-line, il faudra mettre le curseur à gauche.
Le
Clignotement
fait alterner plus ou moins rapidement ces deux
images; pas grand intérêt, ça fait
surtout mal aux yeux !
Pelure
d'oignon permet de règler le nombre
d’images superposées vues simultanément
(jusqu’à 5). Celles-ci apparaîtront
alors sur la time-line soulignées de jaune. Quand au mode
d'affichage, "Mélangé", "Minimum" ou "Maximum",
ça sera là aussi affaire de goût.
Dernière option,
Afficher
guides d'écran
tracera sur l'image filmée des guides en fonction de la
taille finale de l'image que vous souhaitez. La zone utile affiche une
réduction de 10%, la zone de titre sûre
l'étend à 20%. Parce qu'un écran de
télé analogique n'affiche pas toute l'image...
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Objets inanimés,
avez-vous une âme ? |
Second exercice,
l'animation d'une figurine statique. Un jouet
quelconque fera l'affaire, il n'est pas question ici de refaire
"Wallace et Gromit", mais d'en montrer le principe. On arrivera
cependant très rapidement à des
résultats honorables, suffisants en tous cas pour un
générique ou une petite scène
à insérer dans un montage personnel.
Caméra bien en place (elle ne doit pas bouger), un peu
d'éclairage, et nous voilà partis !
La capture d’une image se fait par défaut en
appuyant sur la touche
Espace.
On peut également capturer 2,
3 ou 4 images identiques (effet de ralenti), ainsi qu'une photo. On
pourra modifier les touches attribuées à ces
actions dans les
Préférences.
Ainsi que vu plus haut, la fenêtre présentera une
prévisualisation de la caméra (curseur
à droite) :
ou de la time-line (curseur à gauche) :
ou des deux à la fois (curseur au milieu) :
Ce qui permet bien évidemment de caler le
déplacement de la nouvelle image sur la
précédente !
On prend une image (touche Espace), on modifie le personnage en
vérifiant le déplacement à
l'écran, puis on prend l'image suivante (touche Espace).
C'est simple, efficace, rapide et ... génial !
Un simple appui à tout moment sur le bouton
Lecture
permet
de se rendre compte du travail effectué. En cas d'erreur, on
a toujours la possibilité de modifier facilement une prise
de vue. Vraiment, rien ne manque !
A noter qu'il est également possible d'appliquer des effets
sur l’image, tels que symétries (verticale ou
horizontale) ou rotation.
Dès que le résultat est satisfaisant, il suffit
de l'exporter soit vers une séquence
QuickTime
(avec toutes
ses possibilités), ou au format DV afin de l'importer dans
iMovie,
par exemple. On pourra ainsi peaufiner le montage, en lui
appliquant des effets, transitions, titrages, bande-son, etc...
Le passage par iMovie permettra également d'inverser le sens
du clip; il est souvent plus facile de filmer "à l'envers",
c'est à dire en commençant par l'image finale. On
peut aussi filmer le sujet sur un écran bleu pour
l'intégrer ensuite dans une autre scène...
Dernier détail;
iStopMotion
propose d'imprimer un
folioscope, c'est à dire l'ensemble des images
capturées. La sauvegarde d'un tel document en PDF peut
s'avérer utile dans le cadre d'un travail collaboratif, en
permettant la notation des images.
Il n'y a rien
à redire, tant cette application est vraiment
sympa à utiliser, et n'a jamais planté durant mes
essais.
Le mode Démo permet de se faire la main, et donnera
très certainement envie d'acquérir la version
courante pour le prix modique demandé (39,95$ soit 33,20
euros).