On a quand même bien envie de recadrer cette image pour d'une
part supprimer les inutiles et d'autre part avoir un affichage optimal
sur un écran 16:9, non ?
Même sans bandes noires, on peut également
souhaiter donner un format différent à l'image
capturée. Au lieu d'une image 4:3 traditionnelle qui
s'afficherait comme ça sur une télé
16:9 (à gauche), il est possible de rogner en bas et en haut, de manière
à obtenir un affichage plein écran sur notre LCD
16:9 (à droite) :
On voit tout de suite mieux l'intérêt de la chose !!!
Et évidemment faire la même chose avec nos
souvenirs de famille ! Le 16:9, en dehors du fait qu'il est plus
actuel, donne une dynamique différente à nos
images. Même si on a filmé en 4:3, il va
être possible, très simplement, de passer tout
ça en plein écran sur nos
télés modernes.
L'important étant de savoir bien recadrer son sujet.
Quoiqu'il en soit, c'est cette notion de recadrage et d'affichage
optimal qui nous intéresse ici, puisqu'elle va
décider de la procédure à adopter.
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Les différentes procédures |
La plus longue...
C'est la méthode que nous connaissons bien, celle de
l'import des flux DV (à partir d'un camescope
numérique) dans iMovie, puis le montage avec ses effets,
transitions, titrages et doublages audio, avant de se lancer dans les
encodages en DVD ou Divx, à l'aide de iDVD, MovieGate ou
autre... C'est le plus précis, le plus abouti, en un mot le
"must". Mais c'est long et très lourd (1 heure de DV
pèse 12 Go). A réserver pour les montages
à finaliser, quand on a du temps à y consacrer.
Notre but actuel étant plus de réaliser des
"sauvegardes" accessibles, je laisse pour l'instant cette
méthode de côté.
On peut néanmoins mélanger les deux méthodes, en
réservant celle-ci aux seuls passages nécessitant la pose
de titrages et autres transitions, comme nous l'avons décrit par
ailleurs : MPEG2 contre DV, quid du montage ?
La plus courte...
Evidemment, à l'autre bout de la chaîne, il y a
les programmes de la TNT. Ceux-ci sont diffusés en
numérique et enregistrés
déjà encodés en MPEG2 compatible DVD.
Les différentes solutions matérielles
proposées (principalement sous forme de clés USB)
disposent des pilotes qui permettent de sauvegarder directement des flux
MPEG édités.
La TNT diffuse également des émissions
cadrées en 4:3 ou en 16:9, et si on n'a pas besoin (envie ?) de
recadrer le flux capturé, on peut passer directement
à la phase d'encodage en Divx AVI grâce
notamment à HandBrake (pour peu que le MPEG soit "compatible") ou Forty-Two DVD-VX Plus.
Par contre, si le cadrage ne nous convient pas, nous passerons par une
étape supplémentaire, qui sera de faire produire
un dossier VIDEO_TS par MovieGate ou une image-disque ISO par SmallDVD, avant de réaliser
l'encodage en Divx AVI avec Handbrake.
Pourquoi utiliser deux procédures différentes d'encodage
Divx ?
Pour la simple raison que Forty-Two DVD-VX Plus ne prend pas en charge
la découpe personnalisée de l'image, et que
Handbrake ne fonctionne pour l'instant qu'à partir d'un
dossier VIDEO_TS ou de certains fichiers MPEG (pas tous).
Quoi qu'il en soit, l'étape intermédiaire qui passe par MovieGate ou SmallDVD est rapide, puisqu'il n'y a pas
de réencodage video.
Entre les deux
Entre DV (camescope numérique) et TNT, nous allons devoir d'abord numériser nos
sources : camescope analogique VHS, magnétoscope à
cassettes VHS, tuner télé, décodeur
satellite analogique, etc... grâce à un enregistreur DVD de
salon. Il est également possible d'enregistrer directement sur DVD à
partir d'un camescope numérique, puisque ces appareils
disposent généralement aussi d'une entrée DV.
L'enregistreur DVD va alors produire un DVD-Video (non
protégé bien sûr), dont le dossier
VIDEO_TS contenu va pouvoir facilement être
recopié sur notre disque dur, via le Finder.
Ensuite, nous allons, avec MPEG Streamclip, éditer
séparément les différents clips
à conserver et les exporter en autant de fichiers. Nous
allons faire là aussi le distingo entre ceux qui sont
cadrés à notre goût et ceux qui
nécessiteront un recadrage ultérieur. Les
premiers seront exportés en MPEG, les seconds en deux flux
élémentaires audio et video qui serviront
également à composer un dossier VIDEO_TS avec
MovieGate. Les MPEG exportés pourront être pris en charge par HandBrake (certains le sont, d'autres pas), ou recomposés en un dossier VIDEO_TS avec SmallDVD.
L'avantage de la solution passant par MovieGate
(export AIFF/M2V depuis MPEG Streamclip) est de permettre une
normalisation de la piste audio, et on en a très souvent besoin.
Sinon, les MPEG déjà bien cadrés seront traités
directement par Forty-Two DVD-VX Plus, tandis que le dossier VIDEO_TS
sera traité par Handbrake.
Pour terminer, nous graverons nos fichiers grâce à
LiquidCD.
A ce stade, ce qu'il faut retenir, c'est que nous avons -
très largement - tous les outils nécessaires pour arriver
à nos fins, et même le choix !
1) Édition/export avec MPEG Streamclip
Les fichiers ouverts grâce à MPEG Streamclip sont
éditables sur leurs images-clés, dont la position
dépend du format à éditer. En DV, on
aura donc une édition à l'image près,
tandis qu'en MPEG2, il faudra compter entre 12 et 24 images qui forment
un GOP (groupe d'images). On positionne des points d'entrée
(touche "I") et de sortie (touche "O") ce qui définit une sélection,
qu'on peut alors copier, coller, effacer ou exporter.
On
exportera alors soit en flux élémentaires
M2V & AIFF, soit en mpg. Le passage de l'audio par le format AIFF
permet de le "normaliser", en tous cas d'éviter parfois des
problèmes de son.
J'ai choisi la conversion MPEG avec audio MP2, à la suite de
quelques déboires avec la conversion MPEG simple. Depuis, je
n'ai plus eu de problèmes, je vous conseille donc d'en faire
autant !
MPEG Streamclip
propose également l'export en Divx AVI, mais ses réglages
sont trop compliqués (j'ai abandonné) et il n'y a pas
d'éditeur graphique, contrairement à HandBrake. Par contre, c'est un éditeur remarquable.
2) Composition d'un DVD-Video avec MovieGate
Voici une méthode rapide pour produire un dossier
VIDEO_TS à partir des flux exportés de puis MPEG Streamclip :
Ici, on utilise les M2V et AIFF, mais la méthode est la même avec un fichier MPEG.
a/ Choix du dossier de Destination; en
général, je choisis le dossier dans lequel se
trouvent déjà mes fichiers M2V et AIFF. Je ne
prend pas la peine de renommer le DVD, j'obtiendrai ainsi un disque
nommé "MY_DVD" :
b/ Choix de la source Video :
Evidemment, on indique le
fichier M2V, et comme l'AIFF se trouve dans
le même dossier et porte le même nom, il est
aussitôt reconnu et ajouté en tant que piste audio. Il est
même possible de cliquer/glisser directement le fichier M2V...
c/ Ajouter :
Ce qui a pour effet, comme son nom l'indique, de faire prendre en
compte le fichier dans la composition du disque.
d/ Démarrer :
C'est tout ! Une fois
terminé (c'est rapide puisqu'il n'y a pas de réencodage
vidéo), nous retrouvons nos fichiers
et notre disque au même endroit, lequel contient le dossier
VIDEO_TS tant convoité pour la suite.
Avouez qu'il y a plus difficile...
3) Ou d'une image-disque avec SmallDVD
Identique dans le principe à MovieGate, SmallDVD m'a parfois permis d'obtenir une image-disque video correcte avec un fichier MPEG refusé par MovieGate (ou qui donnait des indications farfelues). C'est rare, mais ça peut arriver, alors autant savoir comment s'en sortir !
SmallDVD
permet très simplement de créer un DVD à partir
d'un ou plusieurs clips. On peut choisir une image de fond pour le menu
et éditer le modèle, en choisissant la police, la taille,
la largeur et la position des boutons (texte uniquement), et l'aspect
video (4:3 ou 16:9)
C'est un peu frustre, mais
ça fonctionne ! Avec un peu d'habileté et
d'expérience, on arrive même à l'utiliser
correctement. SmallDVD produit une image-disque .ISO totalement compatible avec HandBrake.
4) Encodage AVI avec Handbrake
Récemment mis à
jour, Handbrake ne permet pas
encore la prise en compte de toutes les sources video ; il requiert
soit un
dossier VIDEO_TS, soit un DVD-Video inséré dans le
lecteur (mais je vous conseille de l'importer d'abord sur votre disque
dur), soit une image-disque video (.ISO), soit enfin un fichier MPEG,
mais dans ce cas, ça ne marche pas à tous les coups. Soit
il n'est pas pris en compte "No valid title found", soit il l'est, mais
avec des indications de durée fantaisistes, ce qui n'augure rien de bon pour la
suite.
Ça fait beaucoup pour un "Dessous des cartes" de 10 mn 49 s... Dans ce cas, il faudra d'abord passer par MovieGate ou SmallDVD pour rectifier ça.
Dans le cas qui nous
intéresse, après un passage par SmallDVD, nous disposons
d'une image-disque ISO, que nous indiquons en source, puis il nous faut choisir le dossier de Destination et
éventuellement le nom de notre fichier (par défaut, il reprend le même) :
Pour le format de sortie, j'ai choisi "Fichier AVI", "Video MPEG-4 /
Audio MP3", l'encodeur Xvid avec un bitrate video moyen de 1350 kbps et une
double-passe. Audio est laissé tel quel, et Chapters n'est
pas utilisé.
Ce qui a toujours fait la force de Handbrake sur tous ses concurrents (même ceux qui ne sont pas gratuits !), c'est son éditeur d'image. En effet, "Picture Settings" fait apparaître une fenêtre qui permet de redimensionner
l'image à son goût :
Grâce aux touches
fléchées pour la taille (size) et la découpe
d'image (crop), il est on ne peut plus simple d'obtenir un cadrage
précis. C'est un vrai régal !
Initialement en 720 x 576,
l'archivage en Divx se fera en 16:9 (720 x 400),
après avoir recadré l'image sur chacun de ses
bords, en mode "Crop/Custom". Il vaut mieux conserver le rapport
d'aspect (Keep aspect ratio) lors de la découpe du fichier, mais
on pourra le décocher au besoin si l'image semble
étirée dans un sens ou dans l'autre; certains vieux films
qui passent à la télé donnent cette impression
d'image étirée en hauteur.
Très intéressant
dans cette nouvelle version est
la possibilité d'enregistrer ses réglages
personnels, grâce à l'onglet "Presets", accessible
par le bouton "Toggle Presets" présent en haut à droite
sur la fenêtre principale. On pourra ainsi conserver des
réglages différents, sans avoir à les refaire
à chaque fois. En bas de l'onglet, les boutons "+" et "-"
permettent d'ajouter ou de supprimer des préréglages,
alors que le menu "Action" permet d'en définir un par
défaut, qui apparaît alors en gras dans la liste.
J'ai installé les miens, et il me suffit de cliquer dessus
pour les voir s'appliquer.
On
ferme la fenêtre, puis, de retour sur l'écran
principal, on lance l'encodage. Au final, nous obtenons un Divx recadré de très
bonne qualité, en un temps record.
Avec mon iMac 20" Intel Core 2 Duo 2.4 (2 Go RAM) sous Mac OSX 10.5.3,
la 1ere passe s'effectue généralement aux alentours de
140 de moyenne, et la seconde aux alentours de 95/100 :
Je viens de démarrer
l'encodage de mon fichier de 10'49"; montre en main, il m'aura fallu
4'08" pour terminer les deux passes... soit un rapport de 2,61;
autrement dit, un film d'1h40 est terminé en 38'15".
On peut également à tout moment rajouter une tâche dans la liste avec le bouton "Add to queue", ce qui permet très simplement de nourrir l'encodeur pour lui permettre de travailler la nuit par exemple.
A la vitesse où il peut aller, c'est très appréciable...
5) Encodage AVI avec Forty-Two DVD-VX Plus 3
Bien que ça ne soit pas mon préféré, si nous disposons d'un fichier déjà
bien cadré, qu'il s'agisse d'un MPEG ou d'un autre format,
nous allons pouvoir utiliser directement les services de Forty-Two
DVD-VX Plus 3. Il faudra dans un premier temps régler les
Préférences, puisque c'est à cet
endroit que se trouve entre autres l'indication du dossier de
Destination des fichiers encodés. On le règle une
fois pour toutes, et ainsi tous nos fichiers Divx s'y retrouveront.
L'interface est là aussi simplissime et très intuitive.
1) Ajouter les fichiers à traiter; on peut faire glisser les
sources video à l'emplacement prévu (en bas
à gauche) ou utiliser le bouton "+". Pour supprimer un
fichier de la liste, il suffit de le sélectionner et
d'appuyer sur le bouton "-", ou sur la touche Suppression.
2) Pour les réglages personnalisés, choisir tout
d'abord "Conversion Disque" puis cliquer sur "Options
avancées" qui ouvre le volet avec les choix de format (AVI),
de format audio (MP3) et de résolution (640 maximum, en fait la
largeur en pixels du fichier). En ce qui me concerne, je
règle la qualité sur "Meilleure", et le nombre de
disques en fonction des fichiers à traiter. Pour tout ce qui
ne dépasse pas une heure, je laisse le réglage
sur 1 CDR. S'il s'agit d'une durée supérieure, je
cale sur 2 CDR. Tout ça n'est pas très précis...
3) Convertir... C'est tout.
Note : on peut appliquer les réglages fichier par fichier et
sur l'ensemble de ceux-ci, sélectionnés par
Pomme-A. On peut à tout moment, c'est à dire
même quand un encodage est en cours, supprimer ou rajouter un
fichier dans la liste. L'application est assez stable, même
s'il lui arrive de quitter inopinément, les encodages sont
rapides et de bonne qualité.
Forty-Two DVD-VX Plus 3 dispose de préréglages
(outre Disque) pour iPod, PSP et SD Flash. Dans le cas de conversion
pour iPod, on aura le choix entre MPEG4 et H264, une
résolution allant de 320 à 720, un
réglage de volume audio, et toujours une échelle
de qualité allant du plus rapide au meilleur. Pour les
autres, il suffira de faire les essais qui s'imposent !
C'est une bonne solution alternative pour obtenir un
Divx sans recadrage à partir d'un grand nombre de sources :
.mpg, .mov (mais pas .dv), .m2v, .vob, .avi, .wmv, .mp4, .m4a, .mp3, et
certainement encore d'autres que je n'ai pas eu l'occasion de traiter...
5) Gravure avec LiquidCD 1.3
Il ne reste plus qu'à graver ces fichiers, afin de pouvoir
les lire facilement. Nous utiliserons l'excellent freeware LiquidCD, et
nous graverons notre DVD en mode "Données". Ainsi, en
indiquant la compatibilité "Mac & PC", nous nous
assurerons de pouvoir lire sur toute plate-forme informatique, ainsi
que sur les lecteurs DVD de salon compatibles Divx.
1) Choisir le mode "Données", puis cliquer sur
l'icône de dossier (en bas à gauche) afin de
créer un Nouveau Disque, auquel on donne un nom (DIVERS).
2) indiquer le type de support; on a le choix entre CD, DVD et DVD
double-couche.
3) remplir le disque en faisant glisser les fichiers dans la
fenêtre, ou en appuyant sur le bouton "+"; l'indicateur
visuel (vert) en bas à droite se remplit au fur et
à mesure, et le pourcentage d'occupation du disque s'affiche
sur la dernière ligne en bas de la fenêtre.
Attention à ne pas dépasser les 100%, car
LiquidCD vous laissera remplir bien au delà sans vous
prévenir...
Vous n'avez plus qu'à cliquer sur "Graver" et
insérer un disque compatible dans votre graveur.
Dans les options, n'oubliez pas de cocher "Mac et PC" pour les raisons
citées plus haut.
Il s'agit ici d'un DVD+RW réinscriptible (pour
l'essai) et le module de gravure propose donc l'effacement du disque au
préalable.
La vérification du disque gravé est également une option à ne pas négliger...
Pour info, le disque ci-dessus contient exactement 6 h 34 mn et 21 s de
clips divers : un film, un spectacle, deux "C'est pas sorcier !" et
trois autres documentaires... A vos cassettes !
Parallèlement à cet archivage sur DVD, je remplis
également - par thèmes - des disques externes USB, qu'il
me suffit de brancher sur mon AppleTV. C'est pratique et rapide !