Toast 7, l'ami video...

par Alynpier, mise à jour le 15/12/05

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Historiquement premier logiciel de gravure proposé sur le Mac, Toast a su évoluer au fil de ses versions, avec plus ou moins de bonheur. A l'origine uniquement réservé à la gravure des données sur CD-R/RW puis DVD±R/RW, Toast a très rapidement intégré des fonctions d'encodage et de gravure vidéo, en nous permettant dans un premier temps de réaliser des CD Vidéo (VCD).
Puis vint le tour des SVCD (Super Vidéo CD) et des DVD-Video.
C'est aujourd'hui une révision majeure qui nous est proposée, avec la prise en compte du format Divx, et sans concession, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de la dernière mouture 6 Pro du célèbre encodeur/décodeur. Parallèlement à Toast, Roxio avait aussi développé dernièrement Popcorn, dédié à la requantisation des fichiers VOB. On s'attendait à ce que ses fonctions soient intégrées à Toast (nous l'avions fortement suggéré), c'est maintenant chose faite !

Articles associés : Réaliser une compilation avec Toast 7Modifier les styles de menu de Toast 7.

Il est toujours possible de travailler à partir des fichiers du DVD-Video lui-même inséré dans le lecteur. A condition bien sûr qu'il ne soit pas "protégé" d'une manière ou d'une autre; s'il l'est, et donc que la copie via le Finder s'avère impossible, c'est tout simplement que vous n'avez pas le droit de le copier ! Ce qui n'arrive évidemment pas avec vos propres productions, ni avec les enregistrements effectués à l'aide d'un graveur de salon... Il est donc préférable de faire d'abord une recopie du contenu de votre DVD sur le disque dur. Chaque fois que c'est possible, je recommande cette méthode, car les accès sur le DD sont plus rapides et moins exigeants que sur le lecteur/graveur DVD lui-même."

Prise en main

Avant de faire le tour de la partie purement video de Toast 7, il faut absolument mettre l'accent sur la fonction "Monter une image-disque" (menu Utilitaires).


Ceci est extrêmement pratique, puisque dès lors le contenu de ces images montées sera accessible de la même manière que si le disque était monté physiquement dans le lecteur.
L’onglet Video de Toast est accessible en cliquant sur le petit triangle situé en face du titre du disque, et dévoile deux fenêtres correspondant aux “Formats” et aux “Médias”.



Les médias iLife

L’onglet Médias permet d’accéder rapidement à toutes les données “iLife” (iTunes, iPhoto, iMovie, iDVD) :



Il sera ainsi très aisé de sélectionner des clips musicaux, des photos, des séquences video ou des fichiers se trouvant sur un DVD, que celui-ci soit monté physiquement ou virtuellement (image-disque).
De toutes les manières, on pourra également utiliser le cliquer-glisser, et ce depuis n’importe support en ligne vers la fenêtre de Toast.

Les formats à graver

Avant d’aborder la longue liste des formats reconnus en entrée, voyons d’abord celle des formats que nous allons pouvoir produire. Toast 7 va nous permettre d’encoder nos données video selon 4 formats bien distincts.



• CD Vidéo et Super Vidéo CD
Le CD Vidéo (VCD) a été le premier format video supporté par Toast; dans cette version rien de particulièrement spectaculaire (il faut dire que ce format est très strictement défini), mais on obtient néanmoins une qualité très honorable en utilisant le choix "Maximum". Pour rappel, un CD Vidéo contient 74 mn de vidéo sur un CD-R/RW 650 et 80 mn sur un CD-R/RW 700.
Mêmes remarques en ce qui concerne le Super Vidéo CD (SVCD), mais ce format autorise plus de libertés (réglages moins stricts que le VCD). En contrepartie, il sera plus difficile de récupérer les données qui y ont été encodées.
Ces deux formats (VCD et SVCD) sont à l'heure actuelle en perte de vitesse au profit du DVD-Video et du Divx, à cause de la chute des prix tant des graveurs que des supports à graver. Il n'y a donc plus réellement d'avantage "économique" à faire ces choix, la qualité obtenue étant de toutes façons moindre.

• DVD-Vidéo
Que dire de plus que l'on ne sache déjà ? Ce format est actuellement le plus utilisé, et même si on entend parler avec de plus en plus d'insistance des évolutions à venir (Blu-Ray, HD-DVD) il n'en reste pas moins que le DVD-Vidéo est LE format actuel de prédilection de la vidéo personnelle.
Le graveur DVD fait maintenant partie de l'équipement de base de tout ordinateur moderne, les platines de salon valent moins cher que les magnétoscopes VHS, et les supports réinscriptibles moins cher que les cassettes.
Le tout offrant une qualité nettement supérieure et une pérennité sans commune mesure.

• Disque Divx
Ça c'est la vraie nouveauté ! En intégrant la dernière version Divx 6 Pro (avec tous les réglages possibles... et il y en a !), Toast 7 se place d'entrée au meilleur niveau pour produire ce format.

•• Le 5e format “oublié”, le mini-DVD
Aucun encodeur ne met l’accent sur le mini-DVD; c’est regrettable, car c’est quand même bien pratique... Pour rappel, il s’agit de données vidéo traitées de la même manière que pour un DVD-Video, mais gravé sur un support CD. On peut y faire tenir une bonne vingtaine de minutes, mais toutes les platines DVD ne les lisent pas, alors qu’en général, les ordinateurs le peuvent (il vaut mieux faire un essai). Notre expérience dans ce domaine nous a ainsi conduit à la conclusion qu’il fallait utiliser une valeur de bitrate vidéo peu élevée, sinon la lecture se faisait alors très mal, flux vidéo haché et audio coupé.
Mais pour pouvoir faire des mini-DVD, il faut avoir accès aux réglages de l’encodeur MPEG2. iDVD, auquel on ne manquera pas de comparer Toast 7 “Vidéo”, ne le permet pas. Toast 7 oui ! Avec en plus toutes les possibilités offertes pour le DVD-Video (menus, etc...).
Il dispose d’un très bon encodeur vidéo MPEG2, à bitrate variable (on indique simplement les valeurs moyenne et maximum) et de réglages audio. Pour faire un mini-DVD, j’ai choisi les valeurs suivantes :




Ce qui nous a donné un mini-DVD de 245 Mo contenant un menu et une séquence vidéo de 8 mn 48 s (soit 24’47” sur 690 Mo). Pour info, ce mini-DVD est lu sans le moindre problème sur une platine H&B DXW-3220 alors qu’une Seeltech DW 9915 (enregistreur DVD de salon) affiche “ERROR”...

Les options de présentation

Lors de la réalisation d’un disque, Toast 7 nous propose une fonction de menu (avec une série de 10 thèmes préformatés), permettant de placer plusieurs séquences différentes sur un même support, et affichant des imagettes pour le choix de celles-ci. Ceux qui ont l’habitude d’iDVD ne seront pas dépaysés, mais les possibilités seront ici plus limitées.

   
 
Attention ! Seuls les (S)VCD et DVD disposent des menus; la fonction “Disque Divx” produira un disque contenant un ou plusieurs fichiers Divx, mais pas de menu; en règle générale, ce sont les platines Divx elles-mêmes qui gèrent cette fonction.

Il est également possible d’opter pour une lecture automatique à l’insertion du disque, et la lecture en boucle de tous ses éléments.
On terminera ce survol en précisant qu’il est tout à fait possible d’enregistrer son projet en image-disque, plutôt que de le graver.



C’est très intéressant, puisque cela permet de vérifier, avant gravure, l’intégrité de l’image-disque produite après l’avoir montée sur le Bureau (rappelez vous la fonction "Monter une image-disque" du menu Utilitaires); encore mieux, le fait de pouvoir s’affranchir complètement des limites de 4.38 Go réservés au DVD-Video simple couche, en réalisant un projet plus important... avant de le remettre à la bonne taille. On y reviendra.

Récupérer des données sur un CD Vidéo
Certains pourraient être amenés à réencoder en DVD-Video ou en Divx quelques unes de leurs productions personnelles déjà enregistrées en (S)VCD...
Il leur faudra dans un premier temps aller récupérer le fichier .DAT qui se trouve dans le dossier MPEGAV du disque, et l'enregistrer par exemple au format .mpeg.
On utilisera encore une fois l’incontournable MPEG Streamclip, dans lequel il suffira d’ouvrir le fichier .DAT et de le convertir (après édition, si besoin est) en MPEG avec audio MP2. Pour info, je vais placer directement ce fichier dans mon dossier “Séquences”, là où Toast scrutera les données vidéo.
C'est beaucoup plus complexe en ce qui concerne le SuperVideoCD. Un fichier .MPG se trouve bien dans un dossier MPEG2, mais le format est très “spécial” et vous aurez certainement beaucoup de mal à en tirer quelque chose. Que cela nous serve au moins de leçon, il vaudra donc mieux à l'avenir éviter de produire des SVCD...


Les sources utilisables

Pour faire simple, on peut entrer dans Toast 7 tout ce qui peut être lu sur son Mac par Quicktime ! Bien évidemment, ça englobe d’abord les fichiers QT utilisant les encodeurs disponibles (H264, Sorenson, DV, etc...) souvent suffixés .mov et .dv, mais également les fichiers .mpg multiplexés, .vob (présents sur les DVD), .avi, .divx, .mp4 (tous ceux qu’on appelle “Divx”), et même des fichiers .wmv (Windows Media Vidéo) qu’on trouve en nombre sur le Net.

Tous ces formats pouvant être mélangés à l’envi sur un même support, bien sûr...

Note pour la suite :

Editable signifie qu’il est possible de ne sélectionner qu’une partie du fichier vidéo importé; dans ce cas, le bouton “Modifier” ouvre non seulement un éditeur de texte (pour y indiquer les titres qui figureront à côté des boutons) mais également un éditeur vidéo qui permet de découper la partie du clip à conserver.
La partie délimitée en clair sera conservée alors que les parties foncées ne seront pas prises en compte.

Ce sont les fichiers multiplexés (MPEG1 et MPEG2) qui ne sont pas éditables. S’ils doivent l’être, il faudra les démultiplexer et les enregistrer dans un format éditable. L’incontournable MPEG Streamclip fait ça très bien en exportant à tous les formats Quicktime, en DV ou en AVI...

On peut aussi chapitrer les formats éditables, à condition de faire du DVD-Video; en effet, il n’est pas possible de chapitrer une séquence Divx, ce qui est une limitation également contraignante, celle-ci servant le plus souvent à se déplacer très rapidement dans une séquence.


Pour faire un exemple en images, nous avons regroupé, sur un même projet :

- un fichier .mpeg provenant d’un CD Vidéo (converti par MPEG Streamclip), non éditable,



- un fichier .vob provenant d’un DVD, non éditable; dans ce cas, tous les fichiers .VOB appartenant au même clip sont sélectionnés (un .VOB étant limité à 1 Go)



Le résultat aurait été le même en choisissant directement un dossier VIDEO_TS, à condition que celui-ci ne contienne qu’un seul clip; dans ce cas, Toast prévient que certains fichiers n’ont pas été pris en compte (il s’agit bien sûr des .IFO et des .BUP)



- un fichier .dv, éditable,



- un fichier .mov (encodé en H.264), éditable,



- un fichier .mov (encodé en Sorenson), éditable; il s’agit là d’une bande-annonce de film - http://www.apple.com/trailers/



- plusieurs fichiers Divx (mp4, divx, avi) de tailles différentes, éditables,







- un fichier Windows Media Video, éditable; on en trouve plein sur le web, et il y en a pour tous les goûts - vous pourrez en faire une compil ! - seul problème, la qualité souvent très médiocre de ces fichiers, et surtout le fait que pour pouvoir être lus, il vous faudra disposer du codec Flip4Mac




Et pour terminer (et aussi pour voir ce que ça donne, puisqu'on sort du cadre video) :

- un diaporama avec des photos prises dans la bibliothèque iPhoto; par contre, je n’y ai pas vu de possibilité de faire pivoter les images ni d’y ajouter une bande-son ou de transition entre les images; il n’y a que la possibilité de régler la temporisation. Très sommaire, donc, et on lui préférera certainement toute autre solution... et elles sont nombreuses.

- une compilation audio avec des titres pris dans la bibliothèque iTunes; il est ici possible d’attribuer à chaque clip une illustration, photo, dessin ou autre qui s’affichera pendant la lecture.

Pour terminer, il est toujours possible de choisir dans chaque clip l’image qui servira de fond au bouton du menu, en utilisant simplement le slider qui s’affiche quand on clique sur le clip.




Finition et enregistrement
Notre essai est prêt; c’est bien sûr d’abord un DVD-Vidéo que nous allons faire, et il nous faut lui choisir une présentation (le menu Cinéma fera l’affaire), décocher les options “Lancer à l’insertion du disque” (sinon le menu ne s’affiche pas et la première séquence est jouée) et “Lire tous les éléments en continu” (à la fin de chaque séquence, on revient au menu). Nous choisissons aussi l’encodage automatique, qualité maximum.



On pourrait en rester là mais le bouton “Plus” nous ouvre une fenêtre avec des choix supplémentaires :



On y renseignera le nom du disque (si possible s’en tenir aux seules 26 lettres majuscules et au tiret bas “_”) et le titre du menu (celui qui s’affiche à la place de “Cinema”). Inclure les menus des scènes produira un sous-menu avec le chapitrage, celui des diapositives un sous-menu avec toutes les diapos, facilitant ainsi le choix d’une photo.

On en a maintenant terminé, il n’y a plus qu’à lancer l’enregistrement en image-disque. Pomme-D !
Evidemment, nous avons allègrement mélangé un peu de tout; il y a des clips en 25 i/s (du PAL), 30 i/s (du NTSC), mais on a aussi du 24.01 et du 15 i/s. Toast nous prévient d’un risque à la lecture du disque. On verra bien !



Toast 7 encode un à un les éléments, puis il réalise l’authoring du DVD et enfin, il sauvegarde l’image-disque. Nous allons ensuite la monter (menu Utilitaires...) et lancer Lecteur DVD.

Le menu s’affiche correctement (il y en a deux pages), tous les fichiers ont été correctement encodés et sont parfaitement lisibles. L’accès “musique” peut se faire directement par les boutons du menu “Artists/Albums/Songs” (qui n’ont pas été traduits), mais ce qui est remarquable, c’est la très bonne qualité de rendu des petits fichiers récupérés sur le Net (toutes proportions gardées, bien sûr !).




Conclusion

On ne manquera pas de comparer Toast 7 à iDVD, du moins en ce qui concerne la partie video du programme. Car il ne faudrait pas perdre de vue que c’est avant tout une formidable application de gravure et que ses fonctions video ne sont en fait qu’un “plus”...

Le mieux :
Toast 7 propose un grand nombre de formats en entrée (iMovie ne prend que du DV), la possibilité de les éditer, et surtout l’accès aux réglages des encodeurs MPEG2 et Divx. D’où la possibilité, par exemple, de réaliser un mini-DVD, un DVD-Video de plus de 2 heures, un DVD-Audio ou encore un disque Divx.

Le moins bien :
Les outils de présentation de menu sont plus sommaires (impossibilité de déplacer les boutons, de changer les polices, etc...).
On pourra cependant assez facilement changer l’image de fond pour créer un nouveau thème.
A suivre ici même... très bientôt !