Récupérer en DV des sources analogiques
par Alynpier - màj 10/11/03
Dans la grande majorité des cas, on travaillera à partir de prises de vue réalisées avec un camescope numérique. C'est le plus simple, et la liaison Firewire entre le camescope et le Mac en est l'un des éléments-clés.
Mais on peut aussi avoir à récupérer des sources différentes, de la VHS par exemple, dans le cas de reprise de bandes vidéo plus anciennes enregistrées en analogique.
J'utilise depuis un certain temps avec succès une méthode assez personnelle qui permet de récupérer en DV toute source analogique en provenance soit de la télé, soit d'un magnétoscope ou d'un camescope non-numérique, voire même d'un décodeur satellite ou d'un lecteur de DVD. Il est ainsi aisé de numériser le signal pour le traiter ensuite en VideoCD ou CD-DVD avec les méthodes décrites par ailleurs.
Au cœur du système, un camescope
en guise d'enregistreur numérique
Il faut savoir, en premier lieu, que tous ces éléments délivrent en sortie un signal analogique en Secam (je parle pour la France); j'ai d'abord été tenté par une carte d'acquisition numérique (chère) qui ne m'a donné que des soucis (le mot est faible) pour des résultats somme toute médiocres.J'ai regardé également du côté des magnétoscopes numériques, qui sont encore hors de prix.
Jusqu'à ce que je découvre les possibilités d'acquisition analogique de certains camescopes numériques. Là ce fut une révélation ! Et notamment chez Sony avec son format Digital8. En 2 mots, le D8 Sony fonctionne en DV (Digital Video) avec des cassettes DATA 8 mm. Sony a introduit ce format pour permettre une migration en douceur de la clientèle analogique 8mm et Hi8 vers le numérique. En effet, un cam D8 lit directement une cassette enregistrée par un analogique 8mm et délivre en sortie DV un signal numérique. La voilà notre carte d'acquisition ! Et au lieu de lire une cassette analogique, il suffit d'entrer un signal analogique et d'enregistrer sur une cassette : celle-ci est alors en DV, tout comme la saisie que peut faire la caméra en filmant.
Bien évidemment, tout autre camescope possédant des entrées analogiques fera l'affaire. L'avantage du D8 est la possibilité de lui faire relire directement d'anciennes cassettes 8mm analogiques.
On se reportera également aux différents articles concernant : les boitiers d'acquisition, la Movie Box , le boitier EyeTV ou la carte AlchemyTV, qui offrent maintenant de bonnes solutions alternatives.
Ce camescope a donc toutes les qualités d'un magnétoscope numérique. A l'époque, j'ai donc opté pour le premier modèle de la gamme (début 2000) et je me suis procuré une Sony DCR-TR7000E PAL, pour moins de 5000 F.
Pour info, on trouve aujourd'hui les premiers modèles de cette gamme, avec en plus un écran de contrôle sur le côté - pour ce prix-là également.
De plus, les cassettes DATA8 sont d'un format assez courant, et sont notamment utilisées pour la sauvegarde de données. On en trouve donc chez les fournisseurs d'articles de bureau, et des plus longues que les Sony vendues au rayon video. J'utilise des Maxell HS-8/160 de 160m qui ont une capacité de 93 minutes de video.

Il ne reste plus qu'à mettre la source video en "Lecture" et le camescope (position Player, et non pas Camera) en "Enregistrement". Cette méthode donne de très bons résultats. Tout d'abord, l'image est numérisée en format DV à la bonne taille (!) sans qu'il soit besoin d'intervenir. On peut ainsi enregistrer des documentaires (animaliers,historiques, etc...), des dessins animés pour les enfants, voire même des films. Ce qui m'a permis de trouver enfin une utilisation intelligente de la coupure pub, puisqu'elle permet, tranquillement de procéder à l'échange de la cassette ! 93 minutes, c'est rarement suffisant pour un film...
Autre avantage intéressant, on a alors la possibilité d'enregistrer, à partir d'un DVD, un film dans la langue et avec les sous-titres de son choix.
Une fois tout ça en boîte, on l'utilise exactement comme si ça avait été filmé avec le camescope (voir éventuellement chapitres précédents).